ACTUALITES
JURIDIQUES ET
SOCIALES
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Depuis plusieurs mois leur patron promettait des revalorisations de salaire et un fixe « décent ». Ce n’étaient que vaines paroles…. Alors il ne restait plus qu’une solution : LA GREVE !
Cela faisait longtemps que des salariés d’une boîte de courses n’avaient pas pris le risque de se mettre en grève !! Cela s’est pourtant produit au mois de mars, chez ADC SERVICES dans le XIVéme arrondissement de Paris.
Le véhicule de l’entreprise immobilisé par solidarité ! Mais après une matinée devant l’entreprise, scooters à l’arrêt, un protocole a été signé ! Malgré l’obtention d’un fixe garanti d’un peu plus de 1.600 €, ancienneté comprise, le niveau des salaires reste bien trop bas et aucun accord n’a pu aboutir sur les arriérés de prime de repas… Un rendez-vous est donc pris devant le Conseil des Prud’hommes de Paris… A suivre… Soutenue par le
Syndicat CGT des Coursiers
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Mais nous en
avons assez et nous réclamons :
- un salaire de base de 1520 € net
à l’embauche, pour 35 H
10 € net de l’heure ! - un paiement de l’intégralité de nos heures de travail, attentes comprises, - le paiement des heures supplémentaires à 125%, et 150% pour tous, - la fourniture de l’outil de travail : la moto, ou le scooter, ou le remboursement de l’intégralité des frais. (Assurance et Parking compris) - le paiement de l’indemnité de repas conventionnelle à 7,29 € par jour, - 1% de prime d’ancienneté par année de présence dans l’entreprise, - la suppression des cinq jours de carence maladie, - un treizième mois…
Ne pas jeter sur la voie publique mais
à diffuser
largement dans vos boîtes, et à donner à vos
patrons ! |
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LETTRE OUVERTE AUX CANDIDAT(E)S A L’ELECTION
PRESIDENTIELLE Votre syndicat a décidé d’interroger les principaux candidat(e)s à l’élection présidentielle afin de savoir quelles sont leurs positions sur le « paiement au bon », et si il est normal que nous restions des « mercenaires du transport ». Nous ne nous faisons
guère d’illusions sur leurs réponses…
SYNDICAT CGT DES COURSIERS
La sécurité routière a été sous le quinquennat de Monsieur Jacques CHIRAC, un de ses chantiers prioritaires. De grands progrès ont été enregistrés. Malheureusement,
la profession de coursiers a été tenue à
l’écart de ces progrès. Bien au contraire, l’extension de l’avenant n°94 du 13 décembre 2005 de la Convention Collective des Transports Routiers, publiée au Journal Officiel du 2 avril 2007, malgré quelques avancées, pérennise une des causes principales de l’accidentologie de ce métier : le paiement à « la course » ou « au bon ». Si dans les métiers du transport, le paiement au rendement est interdit depuis 1992, « pour des raisons évidentes de sécurité, Article 14 », ce mode de rémunération est toujours en pratique dans notre profession. Cet avenant contourne l’article 14 en autorisant les entreprises de courses à verser « une part variable », en supplément d’un salaire de base smicardisé. Les patrons ont refusé d’en expliciter le mode de calcul. Cette part variable leur permet de pouvoir continuer de payer « à la course » mais en le dissimulant ! Si beaucoup de coursiers n’acceptent plus de mettre leur vie et celle des autres en danger, certains n’hésitent pas à enfreindre les limitations de vitesse, la signalisation, et le temps de travail, pour quelques euros de plus. C’est surtout vrai chez les plus jeunes et les nouveaux venus, à qui, grâce au paiement à la course, « on » fait miroiter des salaires irréalisables en les pressurant au maximum ! Et ça, au grand bénéfice de certains employeurs. les médias, parlant de « pratique déloyale » et qui, pourtant, rémunèrent leurs salariés de la même façon. Tout en se targuant de vouloir « moraliser » la profession. Nous avions espéré que le Ministère des Transports, malgré la signature de certains syndicats de salariés, se rangerait derrière le bon sens et les multiples décisions des Conseil de Prud’hommes, des Cours d’Appel de Paris et de Versailles et de la Cour de Cassation, qui ont considéré que « le paiement au bon est illicite, contraire à l’article 14 de la convention collective ». Mais
la pression des entreprises de courses a été la plus
forte. Nous disons encore une fois, haut et fort que :
Nous
vous demandons, à vous, futur(e) élu(e) à la
fonction suprême, la renégociation de cet avenant, votre
engagement de déclarer
illégal, une fois pour toute, le paiement des coursiers
« à la
course », la reconnaissance et la revalorisation de ce
métier
Le Syndicat CGT des
Coursiers, Paris le 8 avril 2007
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